2860_30-40

Slimane Ould Mohand

LES EMPREINTES PROTEIFORMES DE SLIMANE OULD MOHAND

Slimane Ould Mohand peint depuis l’enfance. Il n’arrête pas de peindre; il grave aussi régulièrement. Tantôt gravement, tantôt avec humour. La terre natale a laissé en lui une empreinte indélébile. On peut la voir dans chacune de ses peintures. Et chacune de ses gravures en porte la trace. Dans le silence de son atelier peuplé de souvenirs issus tout droit de l’enfance, il peint et grave inlassablement. Comme chez le Douanier Rousseau, faune et flore côtoient les humains, et tous, naturellement, discutent devant Le Mur des palabres *. Dans l’univers presque onirique de Slimane, il n’y a pas de conflits. Si par moment y monte un chahut, s’il y fuse parfois un éclat de voix, ce n’est jamais rien de grave. Seulement des étourneaux [ Azerzour ] qui se croient obligés de parler fort pour se faire entendre d’un vieux chat sourd et bigleux [ Amchiche ]. Ou un âne qui hurle à l’amour, suppliant le soleil et les mouches d’être plus cléments. Une foule de badauds déambule sans but dans les rues de Birkhadem, espérant que la ville se métamorphose en paquebot mettant le cap sur l’Ailleurs. Et pourtant, ils savent bien, tous ces Passagers , qu’il suffit de peu pour que ce soit cet Ailleurs qui vienne à eux et les sorte de la grisaille. Avec son sens aigu de l’hospitalité, il réserve une place sur son support à chaque souvenir qui surgit, à chaque chose, chaque animal, à L’Ami bien évidemment, et à son Cri aussi. Souvent, sa générosité le pousse à nous offrir plusieurs peintures sur une même toile, plusieurs histoires dans une même gravure, courant le risque d’affoler notre regard, de nous fourvoyer dans la richesse de ses affriolantes matières – On en mangerait dirait Aksouh. Mais on en sort toujours émerveillé et comblé. La vérité c’est que Slimane travaille contre L’Absence, contre Le Vide et Le Néant. C’est pour cela que ses peintures sont pleines, que ses gravures sont habitées. Elles disent la vie passée et présente – et même future! Et elles en débordent. Ce sont, oui, de véritables Palimpsestes de l’exil. Dans le miroir de la plaque de cuivre, c’est parfois le visage de l’angoisse qui se reflète. Slimane l’entame, d’abord à coups de burin, ensuite à l’acide. Et quand il recouvre la plaque d’une feuille de vélin d’Arches immaculée, et qu’il l’écrase du rouleau de sa presse, ce n’est pas un requiem qu’il en extrait, mais un hymne à la vie. Si le monde est bien vivant, Slimane ne perd pas de vue qu’il peut être aussi malade et même parfois maboul. C’est pourquoi il travaille aussi contre la bêtise et L’Absurdité. Mais toujours dans la joie et la bonne humeur. C’est souvent que ses amis lui rendent visite dans son atelier pour lui remonter le moral quand ça ne va pas fort : Graeme AIlwright et Apollinaire, Rabah Belamri et Richard Texier, Kateb Yacine et Issiakhem. Il débouche une bouteille et trinque avec eux. Dans un nuage de fumée, ils lui racontent des histoires de Djeha à se tordre de rire. Lui, en échange, leur conte des blagues salées et des aigres-douces. Tout cela pour dire l’impossibilité de parler de peinture en général et de celle de Slimane en particulier. Parce qu’au fond. il n’y a rien à en dire de plus, à part qu’elle existe et qu’elle est bien vivante. C’est un travail qui mérite d’être vu, avec lequel on se sent en bonne compagnie. Comme un ami avec qui on boit un coup. Quand vous aurez vu le travail de Slimane, quand vous en aurez goûté un morceau (des yeux, s’entend), puis deux, puis trois, puis tout, vous pourrez toujours aller le raconter à d’autres. Mais alors méfiez-vous, c’est vous-même que vous serez tenté de raconter, car les oeuvres de Slimane feront désormais partie de vous. Tel est le secret, telle est la magie de son travail.

Hamid TIBOUCHI
salaun

Jean-Michel Salaün

Peindre, colorer, peinturlurer, barbouiller, enduire, badigeonner, laquer, peinturer, croquer, portraiturer, figurer, défigurer, représenter, dessiner, brosser, décrire, dépeindre, traduire, exprimer, conter, envelopper, dénouer, dégrafer…

Pour qui ? pourquoi ? pour moi, pour toi, pourquoi pas !

 

Photos du parcours

 

texier

Jean-Paul Texier

Lorsque je regarde les photograpphies de Jean-paul Texier,
j’ai l’impression d’entendre un silence.

Et je m’interroge  sur ce silence.

D’ou vient -il?

Peut-être vient-il de ces grands fonds d’une blancheur immaculée,
Peut-être encore de l’équilibre savant de ces compositions,
Peut-être aussi de l’extême sobriété de ces mises en scène qui figent l’instant

d’une vie qui se retire .

L’orsque  j’écoute les photographies de Jean-Paul Texier,
je vois de la lumière,
je vois de la douceur,
je vois aussi de la fragilité.

Et ce fragment d’une poésie de Baudelaire
me revient en mémoire ….

“La nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles

L’homme y passe à travers ces forêts de symboles

Qui l’observent avec des regards familiers.”

 

Les photographies de Jean-paul Texier sont des icônes.
Elles ont ce pouvoir de me parler

Béatrice Corfmat-Moulun    Galerie  Art en Tête   17 Nov 2005 Angers

park2

Sélection artistique

La sélection artistique sort cette année de nos frontières nationales. Trois artistes sud Coréens et une artiste Sénégalaise se joignent aux artistes hexagonaux.

Interview d’Omer Vandewalle président de l’association Novart :

« Tout au long de l’année, nous avons rencontré, lors d’expositions ou de portes ouvertes d’ateliers, des artistes qui nous semblent entrer dans le regard des futurs visiteurs de NOV’ART.
Nous avons eu envie de montrer des oeuvres moins habituelles sur “NOV’ART PARCOURS” en nous adressant à un artiste travaillant le verre pour la sculpture, à un photographe épris de nature pour des photos sur bâche, à une plasticienne et un plasticien pour des installations dans le parc du château, à une licière dans l’église.
Dans les salles, nous avons choisi de juxtaposer des artistes de sensibilités totalement différentes. Nous espèrons ainsi satisfaire et surtout donner du plaisir aux visiteurs ».

affiche-concert-quintet

Concerts

Concert de musique classique
Samedi 2 juillet 2011
à 18h, église Saint-Pierre de Villevêque

Programme :

-BRAHMS: Quintette avec piano op.34: 1er et 4ème mouvements

-CHOPIN: Sonate pour violoncelle et piano op.65, 3ème et 4 ème mouvements

-FAURÉ: Sonate pour violon et piano (à confirmer)

-LAVIGNAC: Galop-Marche

-GASSOT: « Hypnos » pour violon et piano, création mondiale.

Musiciens :

-Violon: Aude Marchand, Julien Malait.

-Alto et piano: Paul Drouet.

-Violoncelle: Amandine Doutrelant.

-Piano: Justin Taylor, Stéphane Gassot.

Compositeur: Stéphane Gassot.

Biographie
Stéphane Gassot commence le piano à l’âge de 7 ans, puis intègre le conservatoire national de Niort, qu’il
quittera après son bac. Il s’installe alors à Paris à 17 ans, pour faire ses études musicales dans différentes
institutions comme l’Ecole Normale de Musique, le CRR de Rueil et d’autres conservatoires de région parisienne.
Il obtient plusieurs prix et certificats en piano, musique de chambre, orgue, écriture, solfège, harmonie au
clavier, orchestration, analyse et remporte plus récemment un prix de composition lors d’un concours des
conservatoires de la ville de Paris.
Il travaille auprès de professeurs comme Stéphane Delplace (composition), Isabelle Duha (écriture),
François-Henri Houbart (orgue), Jean-Louis Caillard, Hélène Berger, Thuy-Anh Vuong (piano), Macha
Yanuchevskaya (musique de chambre) et effectue des stages auprès de Michel Merlet (composition/analyse).
La plupart de ses compositions et arrangements ont été créés en concert, à Paris, Liège, ou lors de
festivals comme celui de l’académie internationale de musique de Courchevel.
Il s’intéresse par ailleurs à la musique de film et la musique assistée par ordinateur, ce qui lui permet de
réaliser des musiques de court-métrages et films publicitaires.

affichenovart

NOVART lancement de la 29e édition

Bienvenue sur le site dédié à NOV’Art – parcours d’art de Villevêque.

Un parcours d’art dans le centre historique, entre le château des Evêques jusqu’au bord du Loir. Rendez-vous dès le 2 juillet 2011 pour découvrir les oeuvres.

L’association Novart promet de surprendre votre regard une nouvelle fois.

Cette 29e édition du salon de Villevêque, comme l’appellent les habitués, a été imaginée pour vous faire découvrir toujours de nouvelles images. Après une année de recherche, le comité artistique livre ses découvertes et se lance dans les préparatifs. L’accueil des œuvres, la mise en scène et la préparation des sites d’expositions sont toujours une expérience excitante et à la fois exigeante.