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Christophe Hargoues

«Extra \ Ordinaire» – Espace du Loir, rive droite du Loir à Soucelles.

Présentation :
Christophe Hargoues est un photographe indépendant depuis douze ans. Il a pour habitude de travailler dans des domaines relevant plutôt des thèmes du social, du médico-social ou encore de l’industrie et de la science. Dernièrement il a participé à une campagne pour le Secours Catholique, avec un reportage photographique réalisé pendant un an auprès de personnes en situation de précarité dans le contexte de la crise sanitaire de la Covid 19.

Démarche artistique :
Christophe Hargoues s’est rendu dans la maison d’accueil spécialisée de Saint-Georges-sur-Loire à la rencontre de onze personnes atteintes de maladies neuromusculaires dégénératives. Pendant presque 4 ans, il a travaillé avec des résidents et des bénévoles pour réaliser des photos représentant l’imaginaire de ces personnes. Par ses clichés, il a souhaité révéler leur souhait, leur rêve ou encore leur passion profonde. L’exposition est ensuite proposée sur deux axes : l’extraordinaire avec les onze clichés aux univers pétillants de rêve et d’imaginaire et l’ordinaire avec une série de photos en noir et blanc de la réalité du quotidien de ses modèles.

Présentation des œuvres :
“Après une phase de rencontre et d’entretien qui a duré un an, j’ai réalisé ces 11 photographies sur une période de deux ans et demi. Chaque portrait a nécessité deux à trois mois de préparation en amont ; deux journées sur site étaient consacrées à l’installation dans les chambres médicalisées. Les photos sont post produites de manière classique sans insertion numérique et les personnes présentes sur ces photos ne sont pas des figurants déguisés. Je profite de cette exposition pour remercier les Cheers Up Dance, les militaires du Génie d’Angers, les joueurs de foot américains « les Yankees », Ben le tatoueur, Nathalie Mercier la fleuriste de Saint-Georges-sur-Loire, et à tous les autres, entreprises, associations et volontaires, qui ont contribué bénévolement à la construction de ce projet extraordinaire. »

Christophe Hargoues

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Ubinam

Collectif composé de Mylène Duhail & Romain Goiset

«Échappées belles» – parc du château de Villevêque.

Présentation :
L’atelier de paysage Ubinam est un duo de paysagistes-concepteurs artistes, composé de Mylène Duhail et Romain Goiset. Ils allient leurs compétences et leur savoir-faire pour apporter un autre regard sur l’espace qui nous entoure – qu’il soit privé ou public-. Ils réalisent notamment des installations artistiques éphémères pour des événements ponctuels : les angevins ont déjà eu l’occasion de découvrir une de leurs installations à la Galerie 5, sur le campus de Belle Beille en septembre 2019, intitulée « Prosper de Terre ». Et, comme ici pour Nov’art, ils proposent de partager leur regard décalé sur le paysage de Villevêque. À chaque rencontre avec une de leurs œuvres s’opère alors une nouvelle découverte des lieux…

Démarche artistique :
Ubinam envisage ses créations pour un espace donné. Leurs intentions se façonnent à partir du regard qu’ils portent sur le lieu et ses usages. Leurs installations, bien souvent in situ, viennent alors matérialiser leur imaginaire pour des propositions saugrenues, surprenantes et pleines de poésie. Avec la singularité du lieu comme ligne de conduite, ils expérimentent tout type de médium. Métal, bois, béton… peu importe le matériau pourvu qu’ils puissent donner corps aux histoires qu’ils – se – racontent. Le propos ne se limite donc pas à l’objet, mais bel et bien à sa mise en espace et à la relation que ce dernier aura avec son environnement et ses usagers.

Présentation de l’œuvre :
“Une dizaine de rounds-baller disséminés sur le site semble dévaler les pentes…
L’intention première pour cette installation réside dans le fait de faire vibrer le paysage en résonance
avec l’activité humaine qui le façonne : l’exploitation agricole. Les artistes décident de jouer ici avec des rounds-baller de foin, marqueurs éphémères et repères ponctuels de saisonnalité dans le paysage”
L’œuvre, constituée d’éléments épars, vient questionner les notions d’échelle et décloisonner l’espace. La bâtisse médiévale, construite sur une motte féodale dans l’intérêt d’avoir une vue prenante sur les environs, offre alors une pente idéale aux artistes et à leur imagination. Ainsi, comme dans une case de bande dessinée grandeur nature, les round-ballers rebondissent de toute part, abandonnant leur “BOOING” sourds à l’imaginaire des visiteurs.
Un clin d’œil au mode de gestion de cet espace classé Natura 2000 où l’on applique la fauche tardive afin de préserver au mieux la faune et la flore des basses vallées angevines.

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Carlos Chacin

«Contre tous les pronostics» – L’engrenage, moulin de Villevêque.

Présentation :
Né à Santa Marta en Colombie, Carlos Chacin est installé en France depuis une dizaine d’années. Il a fait les Beaux Arts à Bogota puis à Cuba avant de partir à Florence en Italie pour étudier l’art pictural de la Renaissance et l’arte povera italienne. C’est là-bas, dans les abattoirs de Prato plus précisément qu’il a réalisé sa première exposition. C’est aussi à cette période qu’il commencera à intégrer les couleurs vives et les flous dans ses œuvres. Ces voyages et formations lui ont permis une reconnaissance internationale. Carlos Chacin a déjà exposé à la biennale de Florence, à Tokyo et au Grand Palais de Paris, entre autres. Aujourd’hui, il continue de créer dans son atelier à Seiches-sur-le-Loir et, cet été, c’est dans l’espace de l’Engrenage-Moulin de Villevêque qu’il prend place.

Démarche artistique :
Son regard artistique et sa sensibilité se développent autour de trois axes principaux : la violence, l’écologie et la migration. Il a, très tôt, côtoyé ces thèmes dans sa Colombie natale. Il garde les souvenirs des paysages variés et mémorables de Santa Marta et du village de sa famille maternelle. Mais il a aussi été marqué par la violence imposée par les cartels dans les rues colombiennes. C’est ainsi qu’il s’est forgé sa vision du monde et c’est ce qui transparaît dans ses œuvres. La violence, il l’a ensuite retrouvée tout au long de sa vie dans chaque lieu où il a vécu. Pour lui, la violence est universelle, elle est la même partout. C’est une catégorie éthique qu’il ne faut pas classifier. Par ses créations, il questionne sans cesse cette thèse qu’il a fait sienne au fil des années.


Présentation de l’œuvre :
Pour cette exposition, Carlos Chacin propose trois thématiques dont deux séries d’œuvres. Chaque série se décline en sculpture, peinture et/ou dessin.
La première thématique, Fret Aérien, est une série qui traite de la respiration, de ce mouvement inconscient qui nous fait vivre, mais surtout de la difficulté à respirer. La réflexion sur cette œuvre fait écho aux problèmes écologiques dus à la pollution. Pour Carlos Chacin, elle est à l’origine de maladies graves, comme , aujourd’hui, de la Covid 19.
La deuxième thématique, abordée par la sculpture Réouverture de la série “Libération”, représente une cuillère en bois posée sur une table elle-même entourée de petites cuillères en inox avec, à ses pieds, des sacs remplis d’eau. Cette installation aborde la notion de faim, du manque de nourriture autant alimentaire que culturelle. Son titre fait référence à ce qu’ont vécu les restaurateurs avec la crise sanitaire et la fermeture obligatoire des établissements, sans date fixe de réouverture.
La dernière thématique, Souffle migratoire, se compose d’une performance et de deux dessins sur toile. La performance, proposée le 3 juillet, jour de lancement de l’événement NOV’Art aborde, comme son nom l’indique, la problématique de l’immigration et des frontières. À l’image des barbelés que l’on retrouve dans les œuvres de l’artiste, cette idée de barrière, de limites, vient questionner sur des problématiques très actuelles que Carlos Chacin, qui se considère lui-même comme un immigré, rallie à sa vision de la violence qui touche le monde entier.

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Présentation de l’artiste accueillie

Elsa Tomkowiak

Sa biographie

Native de Saône-et-Loire, Elsa Tomkowiak est diplômée de l’Ecole supérieure d’art de Dijon. Depuis une dizaine d’années, elle a multiplié les expositions en France, en Europe et jusqu’au Canada. Elle produit des installations pour des espaces en tout genre et a déjà été accueillie, entre autre, par le Théâtre Graslin à Nantes ou les Quinconces-l’Espal, la scène nationale du Mans.

Son travail

Elsa Tomkowiak porte son regard sur des environnements donnés, espaces naturels ou architecturaux et propose par ses créations une lecture différente de ces lieux, souvent communs au public. Animée par l’écho que va produire son œuvre dans l’espace qui va l’accueillir, elle s’intéresse aussi à l’influence qu’aura ce lieu sur sa création. 

Travaillant généralement sur de grands formats, elle utilise des matériaux industriels pour concevoir ses créations : mousse, plastique… qui produisent un flottement entre harmonie et disharmonie avec le lieu. Ainsi, elle crée des sphères, des bandes, des aplats, des rubans et autres cubes de mousses, toujours pensés pour entrer en résonance avec le décor qui va les accueillir.

Dans son œuvre, l’artiste se passionne pour la couleur dont l’utilisation relève d’une profonde réflexion et d’un long travail sur les différents pigments, leur assemblage et leur rendu. 

La couleur est l’âme du travail de création d’Elsa Tomkowiak. Au delà de son rapport à la matière, c’est le jeu avec la lumière qui l’intéresse. La lumière qui permet ce nuancier si caractéristique de l’artiste. La couleur, utilisée comme un outil, lui sert à restructurer l’espace et à questionner la perception que l’on se fait d’un lieu.

Pour les œuvres conçues pour une exposition extérieure, comme à Rives-du-Loir-en-Anjou, l’intérêt se porte aussi, pour la créatrice, sur les acteurs naturels : le vent, le soleil, les remous de l’eau… qui se marient avec le jeu de transparence du plastique et décuplent les nuances de couleurs et les points de vues pour le spectateur.

Au-delà de la réflexion sur la couleur, il y a aussi une importance de la gestuelle dans ses créations. L’artiste travaille sur de très grandes dimensions et, munie d’un balai, elle peut parfois peindre plusieurs dizaines de mètres carrés de ces surfaces en plastique en une seule session. Si l’intensité de ses couleurs frappe le spectateur à la découverte de ses œuvres, elle fait écho à l’intensité que l’artiste donne à ses gestes dans les instants de la création.

Cette plasticienne cherche toujours à proposer son travail sans filtre et aime à ce que rien ne guide l’appréhension du spectateur. Tout le monde peut venir découvrir son œuvre avec un regard vierge et se faire sa propre lecture de sa création.

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Création Albedo Blocs – Elsa Tomkowiak

Le processus de création des œuvres

Dans l’exposition de l’artiste Elsa Tomkowiak au Moulin l’Engrenage se trouvent quatre imposants blocs de couleurs intitulés « Albedo Blocs ». Si les nuances de l’ensemble vous semblent aléatoires, son harmonie résulte d’un important travail de création. Nous vous proposons de vous faire découvrir le processus :

Le dessin, la première étape de travail. Elsa Tomkowiak réalise des croquis qui lui servent de guides pour ensuite créer ses couleurs et avoir une première idée de la façon dont elle va les assembler sur le support de création.

À partir de ces dessins, elle peut répertorier les couleurs qu’elle utilisera. Listées, ces dernières font échos aux multiples pigments en possession de l’artiste. Chacun d’entre eux ont un nom qui lui évoque quelque chose pour mieux appréhender la nuance.

Ensuite vient la phase de composition des couleurs. Inspirée par son croquis, Elsa Tomkowiak crée et répertorie ses couleurs pour chaque bloc. C’est un véritable temps de travail essentiel à la création. Les pigments sont ensuite mélangés avec de l’eau et une vingtaine de litres sont nécessaires pour recouvrir l’ensemble des surfaces, la mousse étant très absorbante.

Le processus se termine par la colorisation des blocs. Ce temps de création ultime se transforme en exercice physique pour la créatrice qui frotte, malaxe et pétrie la matière pour faire pénétrer la peinture. Inspirée par les croquis, elle s’adapte selon la diffusion des couleurs et la façon dont elles fusionnent entre elles, dont elles se répondent. Ici se joue la difficulté de devoir manipuler les blocs pour qu’ils se correspondent au moment de l’installation, les quatre éléments étant créés pour former un ensemble cohérent.

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Elsa Tomkowiak

Artiste plasticienne, elle a été accueillie en résidence sur la commune de Rives-du-Loir-en-Anjou dans le cadre du dispositif « Prenez l’art – Saison d’art contemporain en Anjou » porté par le département de Maine-et-Loire. Pendant ce temps de création elle a travaillé sur une œuvre exposée sur le Loir et sur une exposition visible à l’Engrenage Moulin de Villevêque.

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Présentation de sa création exposée sur le Loir


La couleur, vecteur d’énergie et de l’enthousiasme d’Elsa Tomkowiak, est surtout, pour elle, vecteur de lumière. C’est son outil pour réinventer un paysage et proposer une perception décalée d’un lieu, ici le Loir. Cet écrin de nature accueille son œuvre « OttO », une sphère monumentale, de 5 mètres de diamètre. Ce grand format qui traduit de l’immensité de la Nature qui nous entoure, revêt des couleurs vives dont le nuanciers ne relève pas du hasard.

C’est une obsession chez Elsa Tomkowiak, la disposition des couleurs et comment elles glissent de l’une à l’autre. C’est ce changement imperceptible qui anime son travail, puisque c’est elle qui crée ses nuances à partir de pigments et qui les amène ensuite à se fondre les unes aux autres. La pigmentation répond ici d’une attention toute particulière et d’un véritable travail de recherche.

Et si l’intensité de cette proposition frappe à sa découverte, c’est aussi parce qu’elle traduit un moment de création que le spectateur ne voit pas, mais qu’il peut deviner. Derrière la mise en couleur de cette immense sphère en PVC transparent se dessine le mouvement du corps. L’artiste, munie d’une brosse, a coloré cette œuvre à plat, jouant avec les plis pour créer de la transparence et de l’opacité. Sa gestuelle impeccable a étalé la couleur avec attention pour créer l’harmonie des fondus entre les nuances.

Le jeu de l’environnement conclut la présentation. Outre la rupture qu’opère cette œuvre sur le Loir, le cadre qui l’accueille assure également une continuité. Les éléments extérieurs font aussi le jeu de la création. La lumière du soleil joue sur les effets de transparence du plastique. Le vent et le courant de l’eau font danser la sphère, alors, sans besoin de bouger, le spectateur peut admirer cette œuvre sous toutes ses coutures et apprécier le tableau qu’elle offre au-delà d’elle-même.


C’est ça qui m’intéresse […] c’est les acteurs, les éléments extérieurs qui animent l’objet : que ce soit l’eau, le soleil, le vent.

Elsa Tomkowiak
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