Carlos Chacin

Carlos Chacin

«Contre tous les pronostics» – L’engrenage, moulin de Villevêque.

Présentation :
Né à Santa Marta en Colombie, Carlos Chacin est installé en France depuis une dizaine d’années. Il a fait les Beaux Arts à Bogota puis à Cuba avant de partir à Florence en Italie pour étudier l’art pictural de la Renaissance et l’arte povera italienne. C’est là-bas, dans les abattoirs de Prato plus précisément qu’il a réalisé sa première exposition. C’est aussi à cette période qu’il commencera à intégrer les couleurs vives et les flous dans ses œuvres. Ces voyages et formations lui ont permis une reconnaissance internationale. Carlos Chacin a déjà exposé à la biennale de Florence, à Tokyo et au Grand Palais de Paris, entre autres. Aujourd’hui, il continue de créer dans son atelier à Seiches-sur-le-Loir et, cet été, c’est dans l’espace de l’Engrenage-Moulin de Villevêque qu’il prend place.

Démarche artistique :
Son regard artistique et sa sensibilité se développent autour de trois axes principaux : la violence, l’écologie et la migration. Il a, très tôt, côtoyé ces thèmes dans sa Colombie natale. Il garde les souvenirs des paysages variés et mémorables de Santa Marta et du village de sa famille maternelle. Mais il a aussi été marqué par la violence imposée par les cartels dans les rues colombiennes. C’est ainsi qu’il s’est forgé sa vision du monde et c’est ce qui transparaît dans ses œuvres. La violence, il l’a ensuite retrouvée tout au long de sa vie dans chaque lieu où il a vécu. Pour lui, la violence est universelle, elle est la même partout. C’est une catégorie éthique qu’il ne faut pas classifier. Par ses créations, il questionne sans cesse cette thèse qu’il a fait sienne au fil des années.


Présentation de l’œuvre :
Pour cette exposition, Carlos Chacin propose trois thématiques dont deux séries d’œuvres. Chaque série se décline en sculpture, peinture et/ou dessin.
La première thématique, Fret Aérien, est une série qui traite de la respiration, de ce mouvement inconscient qui nous fait vivre, mais surtout de la difficulté à respirer. La réflexion sur cette œuvre fait écho aux problèmes écologiques dus à la pollution. Pour Carlos Chacin, elle est à l’origine de maladies graves, comme , aujourd’hui, de la Covid 19.
La deuxième thématique, abordée par la sculpture Réouverture de la série “Libération”, représente une cuillère en bois posée sur une table elle-même entourée de petites cuillères en inox avec, à ses pieds, des sacs remplis d’eau. Cette installation aborde la notion de faim, du manque de nourriture autant alimentaire que culturelle. Son titre fait référence à ce qu’ont vécu les restaurateurs avec la crise sanitaire et la fermeture obligatoire des établissements, sans date fixe de réouverture.
La dernière thématique, Souffle migratoire, se compose d’une performance et de deux dessins sur toile. La performance, proposée le 3 juillet, jour de lancement de l’événement NOV’Art aborde, comme son nom l’indique, la problématique de l’immigration et des frontières. À l’image des barbelés que l’on retrouve dans les œuvres de l’artiste, cette idée de barrière, de limites, vient questionner sur des problématiques très actuelles que Carlos Chacin, qui se considère lui-même comme un immigré, rallie à sa vision de la violence qui touche le monde entier.

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